29.06.2008

End up

Voilà déjà un moment que ce blog est moribond.

Il est plus humain de l'achever, non?

Je n'ai plus assez de générosité pour confier mes mots à d'autres. Je suis trop exsangue et trop fatiguée pour continuer à chercher sur le Net des relations inexistantes au quotidien. Ceux qui tiennent à moi savent où me trouver. Les autres aborderont une autre terre d'asile, plus fraîche et plus brillante qui n'attendra d'eux que ce qu'ils consentent à donner.

See you.  Or not.

06.05.2008

A vif

J’ose regarder la plaie pour la première fois et ma respiration se bloque.

Comment ce trognon pelé où affleure un os pourrait-il être mon orteil, ma chair ?

Malgré la douleur qui pulse sourdement, je ne parviens pas à assimiler ce moignon rongé avec ce qui était encore il y a un peu une partie de moi, ni plus ni moins banale que ses neufs compagnons. Et je comprends enfin l’insensibilité de ces chirurgiens et soignants qui n’assistent que le corps et pas l’âme meurtrie.

C’est différent lorsque c’est vous. Lorsque c’est votre peau fendue, votre sang répandu, vos muscles broyés, votre douleur, votre rage enfin que vous contemplez et pas cet inconnu qui vous fait face, que vous aurez oublié à peine la porte franchie.

Le brasier des souffrances, des regrets et des drogues prescrites, de l’apaisement à heures fixes, c’est le vôtre.

L’enfer, c’est vous.

 

18.02.2008

I'm a new soul...

Clignement d’œil et je suis Jackie Brown, implacable et plantureuse.

Clignement, me voilà Marie qui contemple Bogie, dédaigneuse et fébrile.

Autre clin d’œil, j’incarne l’inquiétante Marnie.

Encore un et me voilà Ellen Ripley, frissonnante sous le souffle glacé de l’ultime étranger.

Louise.

Gilda.

Beatrix.

Sarah.

Jane.

Ann. Elisabetha. Sada. Betty. Louba. Mei.

Et tant d’autres moi, en 9 ou 35 mm.